365×3

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Pardonne-moi Seigneur parce que j’ai échoué. Tu m’as donné et tu m’as repris. Pardonne moi de pleurer parce que je n’ai pas compris. Je suis désolée de ne pas voir en grand. Je te jure que je n’ai pas perdu espoir. C’est juste que je n’arrive pas abandonner. Et cela me tue de savoir que je ne peux comprendre ta vision. Je suis juste humain après tout. Et j’avais besoin d’apprendre que les gens vont et viennent dans notre vie. Je devais comprendre que nous ne choisissons pas qui vient et qui part. Nous ne décidons pas comment ils arrivent et pourquoi ils partent. Nous ne pouvons qu’être reconnaissants. Parce que notre NOUS du futur mérite la meilleure version de nous-mêmes.

Mais me voici, j’écris des poèmes pour mon âme. J’essaie d’échapper à la réalité, de revivre le fantasme … Et je pose des questions : Pourquoi j’en suis encore à chercher des excuses pour toi ? Pourquoi je continue à te garder sur un piédestal ? C’est comme si tout le monde savait que nous étions voués à l’échec. C’est comme si je savais au fond de moi que nous n’étions qu’une chimère. Mais d’une manière ou d’une autre, je me suis convaincue du contraire.

Comment ne sommes-nous pas destinés l’un à l’autre, alors que nous sommes si parfaits ensemble ? Comment ne sommes-nous pas faits l’un pour l’autre, quand ensemble tout parait si facile ? Comment pouvons-nous être si proche, quand nous sommes si loin ? Pourquoi je ne te suffis pas quand tu es tout ce que je connais ? Donc je suppose que j’ai prétendu que nous étions parfaits, tout comme je fais semblant maintenant que tout va bien.

Mais c’est Faux.

Pourtant je ne me sens pas stupide. J’ai l’impression d’avoir aimé et cela a été aussi beau que cette douleur est atroce. Je suis passée de tout à rien. Toutes les cases de ma liste étaient cochées, mais maintenant je suis perdue et confuse. Je suis passée de ce sentiment de plénitude, de joie, à un vide que seules la douleur et la tristesse peuvent remplir. Mon âme est vide et mon esprit nuageux. Je pensais errer mais j’étais perdue.

Je suis confuse. Trahie. Frustrée.

Je suis revenue à la case de départ. Avant que tu ne sois présent. Avant de comprendre que tu pouvais être absent. Donc je suppose que je vais faire semblant un peu plus longtemps. Je ferai semblant de te pardonner. Jusqu’à ce que ça soit pour de bon.

Parce que je suis adulte et c’est ce que font les grands.

Je suis à la recherche de moi-même. J’ai besoin de connaître cette personne en face de moi. Etranger, réponds-moi ! Parce que j’ai l’impression de te connaître. Mais je me noie dans la confusion. Pas de manière négative, pas que je ne sois perdue, mais plutôt comme si j’avais oublié certaines parties de moi qui ont été redéfinies par mon amour pour toi.

C’est comme si j’avais choisi mon poison. Mes yeux sont gonflés et rouges. Mais je n’ai pas pleuré. Voilà à quoi ressemblent les nuits blanches.

Je ne crois au fameux “Pour toujours”. 365×3 ! C’est 1095 ! Et quand la bulle explosera, je réaliserai que c’est drôle mais nous guérissons. C’est vrai que nous passons à autre chose, que la douleur diminue et que les souvenirs s’estompent. Cela prend du temps mais nous nous habituons à chaque situation. Nous commençons à sourire et nous oublions pourquoi nous étions fâchés. Nous avançons et pardonnons ce qui nous a blessés.

Mais sortons-nous de ces épreuves plus forts ? Ne commettons nous pas les mêmes erreurs ? Je ne suis pas très bonne philosophe. Je pose simplement des questions au hasard sur les choses qui m’échappent.

Ce texte est pour tous ces sourires qui m’ont fait oublier tous mes pleurs.

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